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Portrait de Valérie Bindler, Directrice d’INNOVALYS

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Valérie Bindler, Directrice d’INNOVALYS

Valérie BINDLER est diplômée de l’Ecole des Manager de Mulhouse. Elle travaille depuis plus de 28 ans dans le secteur du bâtiment avec une spécialisation sur les maisons individuelles et une culture des normes ISO ; elle est en effet diplômée titre II de Responsable de Système de Management intégré Qualité-Sécurité-Environnement. Lauréate de la Coupe de France des entrepreneurs à Paris en juin 2012, Valérie est membre de la délégation française du G20YES à Moscou en 2013, et membre d’Entreprendre Vert depuis 2017.

 

 

En quelques mots, qu’est-ce qu’un bâtiment passif et positif ?

Un bâtiment passif est un bâtiment conçu pour ne plus consommer d’énergie pour le chauffage et le confort d’été. Cette économie d’énergie diminue considérablement l’impact de l’habitation sur l’environnement.

Une vraie construction passive doit répondre à 4 critères définis.

  1. Le besoin de chauffage doit être inférieur à 15 kWh/m²/an. Pour une maison de 100 m², cela représente donc un maximum de 1500 kWh par an.
  2. La consommation d’énergie primaire doit être inférieure à 120 kWh/m²/an (ancien critère) et inférieure à 60 kWh/m²/an d’énergie renouvelable (nouveau critère) tous usages confondus, du chauffage à l’électroménager.
  3. L’étanchéité à l’air n50 < 0,6 /h : il s’agit de vérifier l’absence de fuites et de passages d’air.
  4. Le confort d’été sans climatisation.

Une maison positive est une maison qui produira davantage d’énergie renouvelable qu’elle ne consomme d’énergie fossile. Le bon sens veut que l’on arrive d’abord à réduire au maximum les besoins en énergie fossile de la maison avant de mettre en place des panneaux solaires photovoltaïques.

Lorsque les critères du label allemand « Passivhaus » (maisons passives) sont respectés, il ne faut que quelques panneaux pour arriver à une maison positive.

 

En quoi INNOVALYS propose des techniques de construction innovantes pour les bâtiments?

Les constructions passives INNOVALYS sont réalisées grâce au système constructif MACC3. Il s’agit d’une façade préfabriquée en usine qui intègre l’isolant, les réseaux, le parasismique et le chauffage par petites nappes chauffantes de 150 watts qui seront alimentées par l’énergie produite par des panneaux solaires photovoltaïques. Les occupants n’auront plus de factures pour le chauffage, ils jouiront d’un confort en hiver grâce à l’énergie gratuite produite par les panneaux solaires et d’un confort d’été sans investir dans un système de climatisation énergivore.

 

Expliquez-nous les étapes du montage des maisons passives et positives par INNOVALYS.

Avant toute chose, il faut que la maison soit complètement isolée, on parle communément de mettre un « gros manteau isolant » autour de l’enveloppe du bâtiment.

Pour cela nous isolons le sol, les murs et le toit de manière à assurer une isolation optimale.

– Pour le sol, nous réalisons un radier général isolé sous la dalle en béton et en périphérie.

002 radier général isolé Maison passive INNOVALYS

– Nous poursuivons avec la pose des façades surisolées MACC3 et la dalle.

010 pose façades MACC3 Maison passive INNOVALYS

– Nous isolons la toiture.

– Nous posons des menuiseries extérieures certifiées « Passivhaus ».

– A partir de ce moment là, les artisans du second œuvre interviennent.

– Nous posons la ventilation double flux haut rendement, certifiée « Passivhaus » qui permettra le renouvellement de l’air intérieur.

– Puis interviennent les phases de finalisation : enduit extérieur etc…

Une maison passive INNOVALYS sera réalisée en huit mois en moyenne selon le stade de finition demandé par le maître d’ouvrage.

Pour arriver à une maison positive, nous mettrons en place en toiture, quelques panneaux solaires photovoltaïques.

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Quelles sont les réalisations d’INNOVALYS à ce jour?

A ce jour INNOVALYS a réalisé une quarantaine de maisons individuelles avec le système constructif de murs surisolés MACC3.

 

Vous êtes présents en Alsace, est-ce que vous avez des projets en dehors de cette région? 

Nous construisons surtout en Alsace mais nous avons déjà construit dans d’autres départements.

Notre stratégie de croissance s’oriente sur trois axes :

  • Un développement de notre marché en Alsace pour la réalisation de maisons individuelles passives et l’implantation d’un site de production de murs MACC3.
  • L’implantation d’agences INNOVALYS sur le territoire français.
  • Un développement à l’international avec la vente de sites de production de murs MACC3.

 

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Entreprendre Vert en tant que membre ?

Être membre d’Entreprendre Vert nous permettra d’avoir plus de visibilité, d’être identifiés par l’écosystème comme un acteur de la croissance verte en phase avec les objectifs de la transition écologique. Nous sommes depuis de nombreuses années, impliqués dans la lutte contre le réchauffement climatique. Avec les membres d’Entreprendre Vert, nous pourrons échanger sur nos expériences respectives, et trouver des partenaires sensibles aux problématiques environnementales. Nous souhaitons, grâce au label du réseau Entreprendre Vert, intéresser des investisseurs prêts à financer nos projets de développements aussi bien en région que sur le territoire français voire à l’international.

 
Portrait réalisé par Marie-Laetitia Gourdin 

Reportage d’Alsace20 sur le lancement officiel d’Entreprendre Vert Alsace

Screen Shot 2017-04-23 at 11.47.07Entreprendre Vert Alsace a été lancé officiellement le 21 avril 2017, à Mulhouse, en présence des journalistes locaux, et des responsables du pôle Alsace de l’association, Andrée Buchmann, Bernard Meyer et Valérie Bindler notamment.

L’association a pour ambition de réunir les acteurs économiques locaux pour promouvoir et renforcer la coopération territoriale et transfrontalière pour le développement durable. Entreprendre Vert Alsace s’est entouré de nombreux partenaires, dont la plupart ont déjà de longues années d’expériences dans le domaine de l’entrepreneuriat durable. Entreprendre Vert Alsace propose une plateforme d’idées et d’échanges de compétences.

Retrouvez le reportage présenté au JT d’Alsace20 ici (à partir d’1’25):
https://www.alsace20.tv/VOD/Actu/JT

 

 

DNA, 21 avril 2017: Des rencontres transfrontalières de l’économie verte

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Vous pouvez consulter l’article paru le 21 avril 2017 dans les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), en page départementale, en cliquant sur le lien ci-dessous:

DNA, 21 avril 2017 « Economie Verte Rencontres Transfrontalières »

 

 

Invitation – Conférence de presse de lancement de l’association Entreprendre Vert Mulhouse-Sud Alsace 21 avril 11h

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Grand Est : Rencontres Transfrontalières de l’Economie Verte dans l’entreprise Solartechnik à Achern

Les réseaux UnternehmensGruen et Entreprendre Vert, avec le soutien de l’Eurodistrict Strasbourg/Ortenau, ont organisé une visite de l’entreprise Solartechnik à Achern (près de Baden-Baden). Cette entreprise est dirigée par Gerold Weber, membre de UnternehmensGruen.

La visite a été couverte par Alsace20 dont voici le reportage:

 

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http://www.alsace20.tv/VOD/Magazines/Au-coeur-de-l-europe/Economie-verte-transfrontaliere-HzCw3BqrKp.html

Un compte-rendu de la visite sera bientôt publié sur le site d’Entreprendre Vert.

Portrait de Pierre Muller, Président de l’IRES à Strasbourg

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Pierre Muller, Président de l’IRES

Docteur Ingénieur en chimie industrielle, Pierre Muller a enseigné à Université de Strasbourg et a créé les Laboratoires d’Etude des Matériaux (aujourd’hui Eurofins LEM à Saverne) dédiés aux analyses environnementales, des matériaux (dont l’amiante), de l’eau ainsi qu’aux analyses agro-alimentaires. Après avoir développé la société Codgene en génétique, Pierre a lancé la société Chemtox en analyses médico-légales et enfin l’IRES (Institut Recherche Expertise Strasbourg) en 2011 qui propose en ligne des solutions originales de prélèvement et d’analyse, avec des techniques de pointe.

 

Qu’est-ce que l’IRES ?

L’IRES est un laboratoire et bureau d’études disposant de technologies de pointe pour l’analyse de tout type de contamination. Nous sommes particulièrement concernés par l’analyse de l’air intérieur ainsi que par les polluants émergents comme les perturbateurs endocriniens omniprésents dans notre quotidien (matière plastique, retardateur de flamme, boite de conserve, pesticides, cosmétiques…) et dont on commence seulement découvrir la toxicité. De ce fait une partie de notre activité concerne le développement de technologies de prélèvement et d’analyse dans le cadre d’études collaboratives dans les domaines de l’air, de l’eau ou des matériaux.

 

En quelques mots, dites-nous pourquoi l’IRES est un institut de recherche et d’analyse scientifique engagé pour l’environnement?

Le thème de l’environnement est une préoccupation majeure pour l’avenir de notre société, qui nous a toujours passionnée. Sans aucune polémique sur les causes et les effets des pollutions, notre but est de mettre à disposition à des entreprises, des bureaux d’études ou des particuliers, des outils permettant de faire un état des lieux précis sur des environnements potentiellement à risque.

 

Pourriez-vous nous présenter brièvement quelques projets de R&D conduits par l’IRES? Quels sont vos partenaires? 

Les études les plus importantes dans lesquelles nous sommes impliqués couvrent les domaines de l’environnement intérieur avec BATITOX, l’eau avec LUMIAU, les pesticides d’origine agricole avec Phytotif.

  • Le projet « BATITOX » est conduit dans le cadre du pôle de compétitivité ENERGIVIE. En partenariat avec l’Université de Strasbourg, cette étude donne une meilleure connaissance des composés nocifs dans les bâtiments ainsi que des méthodes permettant de tracer des composés dans l’organisme.
  • Le projet « LUMIAU » est fait en partenariat avec L’Euro-métropole de Strasbourg, ONEMA, les agences de l’eau, et le ministère de l’écologie. Ce programme vise à étudier tous les aspect des micropolluants de l’eau.
  • Le projet Phytotif est mis-en-oeuvre avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) et l’Université de Poitiers. Les cheveux de viticulteurs et de riverains de vignes ont été analysés afin de valider l’utilisation des cheveux pour le biomonitoring de l’exposition aux pesticides.

Plus d’informations sur ces projets ici : http://www.ires-lab.com/Projets-Collaboratifs.htm

Nous avons également réalisé des analyses de pesticides dans l’organisme et dans les poussières domestiques pour le compte de l’association « Générations futures »

 

Pourriez-vous nous parler des résultats de votre récente analyse sur les perturbateurs endocriniens réalisée pour l’association Générations Futures?

L’IRES bénéficie maintenant d’une bonne expérience dans la traçabilité des contaminants par l’analyse des cheveux. Les technologies que nous utilisons permettent la mise en évidence dans les cheveux des molécules véhiculées dans le sang. L’étude effectuée récemment pour Générations Futures montre l’omniprésence de composés reconnus comme toxiques dans notre organisme. L’effet de ces composés présents à faible teneur est encore mal connu, mais il est important de prendre conscience de l’évolution de notre environnement. Certaines pollutions ont pu diminuer, mais un nombre croissant de molécules dangereuses ont envahit notre quotidien.

 

Quels sont les grandes problématiques de la qualité de l’air intérieur en Alsace et comment y remédier?

Tout d’abord, le confinement des bâtiments BBC (bâtiments basse consommation) peut poser un problème d’efficacité d’aération. En deuxième lieu, le contrôle des matériaux utilisés dans la construction n’en est qu’à ses débuts, et des centaines de nouveaux produits sont mis sur le marché tous les ans. Après la détection de composés préoccupants, nos proposons des préconisations pour limiter ces pollutions. Parmi nos partenaires, nous travaillons avec des spécialistes de la filtration de l’air intérieur et des fabricants de matériaux contrôlés. Aller vers un environnement intérieur sain est à notre portée.

Nos développements nous ont permis de proposer via notre site de vente Kudzuscience (lien ci-dessous) des kits d’analyse simples d’utilisation mais d’une haute technicité pour la mise en évidence des composés organiques volatils (COV), des allergènes des moisissures ainsi que les polluants présents dans les poussières de maison (plastifiants, pesticides, polluants organiques persistants…)

Plus d’informations sur les kits d’analyse Kudzuscience ici : kudzuscience.com

 

Pourquoi avoir choisi de devenir membre d’Entreprendre Vert?

Le partenariat avec Entreprendre Vert est un élément important du développement de l’IRES. Les multiples aspects de notre métier de prélèvement d’analyse et de préconisation de solutions innovantes demande une synergie de compétences que nous pouvons activer à travers le réseau Entreprendre Vert. C’est également une plate forme de communication sur nos engagements de sensibilisation aux problèmes de pollution de notre environnement.

Pour en apprendre plus sur l’IRES, visitez le site du laboratoire ici : http://www.ires-lab.com

 

Portrait réalisé par Marie-Laetitia Gourdin

La ministre du Logement Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité, à Koenigshoffen, quartier populaire de Strasbourg

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Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement, Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité et Eric El-Kouby, Député

Le 27 février 2017, Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement, et Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité, ont fait une visite des logements sociaux de ICF (SNCF) construits par Philippe Sigwalt, avec, outre les normes BBC les plus récentes, un dispositif innovant garant de la qualité de l’air intérieur des appartements, surtout lorsque les immeubles sont situés en zone polluée.

Elles étaient notamment reçues par Andrée Buchmann, Directrice-Conseil d’Entreprendre Vert, et Présidente de l’Observatoire de la Qualité de l’Air intérieur.

 

Les cadres d’ICF HABITAT, maitre d’ouvrage de cet ensemble, sont venus au grand complet : responsables du siège national, du Grand Est, des agences locales. Le responsable de l’entreprise Alsace Bâtiment en charge de la programmation des travaux réalisés était présent, et a salué le sérieux du dispositif métrologique et de l’accompagnement à la maintenance dont le chantier a bénéficié de bout en bout. Cette visite d’un ensemble d’habitations sociales témoigne de la capacité des bailleurs sociaux à pourvoir relever les enjeux environnementaux et de santé.

ICF a relevé le défi et conduit un projet de rénovation urbaine pluridisciplinaire, qui tient compte de la qualité de l’air, intérieur, extérieur et des nuisances propres aux bâtis proches de voies ferrées ou routières. On oublie trop souvent l’air intérieur, pour lequel les caves géothermiques pourront être une réponse technique et sociale.

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Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement, Philippe Sigwalt, architecte, et Andrée Buchmann

 

Les deux ministres, Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili , ont découvert la cave géothermique, et son principe, inventés par Philippe Sigwalt, et réalisée à Koenigshoffen, à Strasbourg.

Ce principe de ventilation a été installé dans le cadre d’un projet innovant qui devait répondre à la question : comment permettre une bonne qualité de l’air intérieur dans des immeubles qui sont à la fois près d’une voie ferrée, source de pollution de poussières et source de nuisance acoustique. Ce qui a en général pour conséquence de devoir, soit vivre fenêtres fermées, soit oublier le bon air, voire chercher ailleurs.
Par rapport aux puits canadiens, les caves géothermiques sont une évolution favorable qui permet de les visiter, donc les maintenir, et surveiller les filtres nécessaires dans le cas de zone à forte pollution atmosphérique. Et pas besoin de cave profonde… Le dispositif est invisible de l’extérieur.

Les façades sont à priori banales. Sauf à remarquer une grille de ventilation surélevée… Sauf à noter la végétalisation, du moins les traces en ce début mars, où des lianes sans feuilles grimpent le long des balcons. C’est que l’innovation se trouve dans les profondeurs. Philippe Sigwalt nous a entraînés, depuis le garage à vélos, de bonne taille et d’ailleurs bien occupé, dans les caves où se suspendent des gaines de ventilation en aluminium… Pas très spectaculaire… Sauf que, nous déambulons dans un vrai labyrinthe digne des circuits de laser show. En effet le principe des caves géothermiques, c’est de mettre des chicanes en dur afin de ralentir au maximum la vitesse de circulation de l’air, qui aura ainsi le temps de se rafraichir en été, de se tempérer en hiver, et en toute saison se délester des particules en suspension.

Les immeubles sont dotés de jardins familiaux, qui sont autant d’espaces verts. Verdure qui atténue l’effet des nuisances, tout comme les (futures) glycines grimpantes, dont, dixit l’expert acousticien « le bruissement des feuilles avec le vent va limiter le contraste sonore des bruits émergents liée au passage des trains ». Poésie des caves géothermiques que les résidents vivent bien, au dire des personnes rencontrées, qui en 3 ans oublient les rails et trains voisins.

Une belle invention, à généraliser.

Par Marianne Vollet Gless, membre d’Entreprendre Vert