Portrait de Pierre Muller, Président de l’IRES à Strasbourg

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Portrait de Pierre Muller, Président de l’IRES à Strasbourg

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Pierre Muller, Président de l’IRES

Docteur Ingénieur en chimie industrielle, Pierre Muller a enseigné à Université de Strasbourg et a créé les Laboratoires d’Etude des Matériaux (aujourd’hui Eurofins LEM à Saverne) dédiés aux analyses environnementales, des matériaux (dont l’amiante), de l’eau ainsi qu’aux analyses agro-alimentaires. Après avoir développé la société Codgene en génétique, Pierre a lancé la société Chemtox en analyses médico-légales et enfin l’IRES (Institut Recherche Expertise Strasbourg) en 2011 qui propose en ligne des solutions originales de prélèvement et d’analyse, avec des techniques de pointe.

 

Qu’est-ce que l’IRES ?

L’IRES est un laboratoire et bureau d’études disposant de technologies de pointe pour l’analyse de tout type de contamination. Nous sommes particulièrement concernés par l’analyse de l’air intérieur ainsi que par les polluants émergents comme les perturbateurs endocriniens omniprésents dans notre quotidien (matière plastique, retardateur de flamme, boite de conserve, pesticides, cosmétiques…) et dont on commence seulement découvrir la toxicité. De ce fait une partie de notre activité concerne le développement de technologies de prélèvement et d’analyse dans le cadre d’études collaboratives dans les domaines de l’air, de l’eau ou des matériaux.

 

En quelques mots, dites-nous pourquoi l’IRES est un institut de recherche et d’analyse scientifique engagé pour l’environnement?

Le thème de l’environnement est une préoccupation majeure pour l’avenir de notre société, qui nous a toujours passionnée. Sans aucune polémique sur les causes et les effets des pollutions, notre but est de mettre à disposition à des entreprises, des bureaux d’études ou des particuliers, des outils permettant de faire un état des lieux précis sur des environnements potentiellement à risque.

 

Pourriez-vous nous présenter brièvement quelques projets de R&D conduits par l’IRES? Quels sont vos partenaires? 

Les études les plus importantes dans lesquelles nous sommes impliqués couvrent les domaines de l’environnement intérieur avec BATITOX, l’eau avec LUMIAU, les pesticides d’origine agricole avec Phytotif.

  • Le projet « BATITOX » est conduit dans le cadre du pôle de compétitivité ENERGIVIE. En partenariat avec l’Université de Strasbourg, cette étude donne une meilleure connaissance des composés nocifs dans les bâtiments ainsi que des méthodes permettant de tracer des composés dans l’organisme.
  • Le projet « LUMIAU » est fait en partenariat avec L’Euro-métropole de Strasbourg, ONEMA, les agences de l’eau, et le ministère de l’écologie. Ce programme vise à étudier tous les aspect des micropolluants de l’eau.
  • Le projet Phytotif est mis-en-oeuvre avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) et l’Université de Poitiers. Les cheveux de viticulteurs et de riverains de vignes ont été analysés afin de valider l’utilisation des cheveux pour le biomonitoring de l’exposition aux pesticides.

Plus d’informations sur ces projets ici : http://www.ires-lab.com/Projets-Collaboratifs.htm

Nous avons également réalisé des analyses de pesticides dans l’organisme et dans les poussières domestiques pour le compte de l’association « Générations futures »

 

Pourriez-vous nous parler des résultats de votre récente analyse sur les perturbateurs endocriniens réalisée pour l’association Générations Futures?

L’IRES bénéficie maintenant d’une bonne expérience dans la traçabilité des contaminants par l’analyse des cheveux. Les technologies que nous utilisons permettent la mise en évidence dans les cheveux des molécules véhiculées dans le sang. L’étude effectuée récemment pour Générations Futures montre l’omniprésence de composés reconnus comme toxiques dans notre organisme. L’effet de ces composés présents à faible teneur est encore mal connu, mais il est important de prendre conscience de l’évolution de notre environnement. Certaines pollutions ont pu diminuer, mais un nombre croissant de molécules dangereuses ont envahit notre quotidien.

 

Quels sont les grandes problématiques de la qualité de l’air intérieur en Alsace et comment y remédier?

Tout d’abord, le confinement des bâtiments BBC (bâtiments basse consommation) peut poser un problème d’efficacité d’aération. En deuxième lieu, le contrôle des matériaux utilisés dans la construction n’en est qu’à ses débuts, et des centaines de nouveaux produits sont mis sur le marché tous les ans. Après la détection de composés préoccupants, nos proposons des préconisations pour limiter ces pollutions. Parmi nos partenaires, nous travaillons avec des spécialistes de la filtration de l’air intérieur et des fabricants de matériaux contrôlés. Aller vers un environnement intérieur sain est à notre portée.

Nos développements nous ont permis de proposer via notre site de vente Kudzuscience (lien ci-dessous) des kits d’analyse simples d’utilisation mais d’une haute technicité pour la mise en évidence des composés organiques volatils (COV), des allergènes des moisissures ainsi que les polluants présents dans les poussières de maison (plastifiants, pesticides, polluants organiques persistants…)

Plus d’informations sur les kits d’analyse Kudzuscience ici : kudzuscience.com

 

Pourquoi avoir choisi de devenir membre d’Entreprendre Vert?

Le partenariat avec Entreprendre Vert est un élément important du développement de l’IRES. Les multiples aspects de notre métier de prélèvement d’analyse et de préconisation de solutions innovantes demande une synergie de compétences que nous pouvons activer à travers le réseau Entreprendre Vert. C’est également une plate forme de communication sur nos engagements de sensibilisation aux problèmes de pollution de notre environnement.

Pour en apprendre plus sur l’IRES, visitez le site du laboratoire ici : http://www.ires-lab.com

 

Portrait réalisé par Marie-Laetitia Gourdin

La ministre du Logement Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité, à Koenigshoffen, quartier populaire de Strasbourg

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Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement, Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité et Eric El-Kouby, Député

Le 27 février 2017, Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement, et Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité, ont fait une visite des logements sociaux de ICF (SNCF) construits par Philippe Sigwalt, avec, outre les normes BBC les plus récentes, un dispositif innovant garant de la qualité de l’air intérieur des appartements, surtout lorsque les immeubles sont situés en zone polluée.

Elles étaient notamment reçues par Andrée Buchmann, Directrice-Conseil d’Entreprendre Vert, et Présidente de l’Observatoire de la Qualité de l’Air intérieur.

 

Les cadres d’ICF HABITAT, maitre d’ouvrage de cet ensemble, sont venus au grand complet : responsables du siège national, du Grand Est, des agences locales. Le responsable de l’entreprise Alsace Bâtiment en charge de la programmation des travaux réalisés était présent, et a salué le sérieux du dispositif métrologique et de l’accompagnement à la maintenance dont le chantier a bénéficié de bout en bout. Cette visite d’un ensemble d’habitations sociales témoigne de la capacité des bailleurs sociaux à pourvoir relever les enjeux environnementaux et de santé.

ICF a relevé le défi et conduit un projet de rénovation urbaine pluridisciplinaire, qui tient compte de la qualité de l’air, intérieur, extérieur et des nuisances propres aux bâtis proches de voies ferrées ou routières. On oublie trop souvent l’air intérieur, pour lequel les caves géothermiques pourront être une réponse technique et sociale.

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Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement, Philippe Sigwalt, architecte, et Andrée Buchmann

 

Les deux ministres, Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili , ont découvert la cave géothermique, et son principe, inventés par Philippe Sigwalt, et réalisée à Koenigshoffen, à Strasbourg.

Ce principe de ventilation a été installé dans le cadre d’un projet innovant qui devait répondre à la question : comment permettre une bonne qualité de l’air intérieur dans des immeubles qui sont à la fois près d’une voie ferrée, source de pollution de poussières et source de nuisance acoustique. Ce qui a en général pour conséquence de devoir, soit vivre fenêtres fermées, soit oublier le bon air, voire chercher ailleurs.
Par rapport aux puits canadiens, les caves géothermiques sont une évolution favorable qui permet de les visiter, donc les maintenir, et surveiller les filtres nécessaires dans le cas de zone à forte pollution atmosphérique. Et pas besoin de cave profonde… Le dispositif est invisible de l’extérieur.

Les façades sont à priori banales. Sauf à remarquer une grille de ventilation surélevée… Sauf à noter la végétalisation, du moins les traces en ce début mars, où des lianes sans feuilles grimpent le long des balcons. C’est que l’innovation se trouve dans les profondeurs. Philippe Sigwalt nous a entraînés, depuis le garage à vélos, de bonne taille et d’ailleurs bien occupé, dans les caves où se suspendent des gaines de ventilation en aluminium… Pas très spectaculaire… Sauf que, nous déambulons dans un vrai labyrinthe digne des circuits de laser show. En effet le principe des caves géothermiques, c’est de mettre des chicanes en dur afin de ralentir au maximum la vitesse de circulation de l’air, qui aura ainsi le temps de se rafraichir en été, de se tempérer en hiver, et en toute saison se délester des particules en suspension.

Les immeubles sont dotés de jardins familiaux, qui sont autant d’espaces verts. Verdure qui atténue l’effet des nuisances, tout comme les (futures) glycines grimpantes, dont, dixit l’expert acousticien « le bruissement des feuilles avec le vent va limiter le contraste sonore des bruits émergents liée au passage des trains ». Poésie des caves géothermiques que les résidents vivent bien, au dire des personnes rencontrées, qui en 3 ans oublient les rails et trains voisins.

Une belle invention, à généraliser.

Par Marianne Vollet Gless, membre d’Entreprendre Vert

Portrait de Dominique Gauzin-Müller, architecte-chercheur

 

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Dominique Gauzin-Müller

Dominique Gauzin-Müller est architecte-chercheur, spécialiste de la construction éco-responsable et de l’aménagement durable du territoire: énergie, matériaux éco-locaux, aspect sociaux et culturels. Elle est l’auteur de quinze livres sur le sujet, dont certains traduits dans plusieurs langues : « Jardins et paysages d’aujourd’hui », éditions MUSEO 2017; « Architecture en terre d’aujourd’hui », éditions MUSEO 2016; « L’architecture écologique du Vorarlberg », Moniteur 2009; « L’architecture écologique », Moniteur 2001, etc. Elle est membre d’Entreprendre Vert depuis deux ans. 

 

 

Dites-nous trois mots qui vous caractérisent. 

Patiente, obstinée et joyeuse.


Pourquoi avoir choisi de devenir membre du réseau Entreprendre Vert? 

Parce que l’avenir peut être heureux si chacun retrousse ses manches pour faire sa part du colibri avec enthousiasme, et donner ainsi envie à d’autres, en particulier aux jeunes, d’entreprendre à leur tour.


Quels sont vos projets du moment? 

  • Une participation au collectif #LesJoursHeureux et la rédaction de 25 mesures phares pour une transition écologique et sociétale.
    Plus d’informations ici: http://les-jours-heureux.fr
  • La communication autour du nouveau scénario négaWatt pour une transition énergétique, que notre groupe d’experts indépendants vient de publier.
    Plus d’informations ici: https://negawatt.org
  • La rédaction de mon nouvel ouvrage « Habitat social d’aujourd’hui », dans la collection « Transition écologique », que je dirige pour les éditions MUSEO.
    Plus d’informations ici: https://www.agence.life
  • L’itinérance internationale de l’exposition « Architecture en terre d’aujourd’hui », dont je suis commissaire, qui présente les 40 finalistes du TERRA Award, premier prix mondial des architectures contemporaines en terre crue.
    En 2017 : Ecoles d’architecture de Nantes, Rennes et Rouen en France ; Lausanne (EPFL), Zurich (ETH) et Berne en Suisse ; Namur, Liège et Bruxelles en  Belgique; Semaine du design de Milan ; Congrès sur la construction en terre à Pékin et Hong Kong, etc.
    Plus d’informations ici: http://terra-award.org/?lang=fr
  • La participation à l’élaboration de nouveaux outils et méthodes pédagogiques pour enseigner les matériaux de construction éco-locaux (terre crue, bois, paille…) avec la jeune et brillante équipe du centre de recherche et d’expérimentation amàco.
    Plus d’informations ici: www.amaco.org


Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux acteurs des territoires français pour faire de l’urbanisme durable?

Redécouvrir le potentiel de leur territoire : culture, paysages, architecture vernaculaire, etc. Valoriser les ressources naturelles locales, mais surtout les compétences des habitants et le capital social. Regarder le monde avec curiosité et bienveillance. « Penser global, mais agir local. »


Interview réalisée par Marie-Laetitia Gourdin

Perturbateurs endocriniens: 7 personnalités de l’écologie font analyser leurs cheveux

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Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Delphine Batho, José Bové, Nicolas Hulot, Yannick Jadot, et Marie-Monique Rodin ont confié une mèche de cheveux à Générations Futures pour évaluer l’exposition de ces personnalités de l’écologie aux perturbateurs endocriniens. Plus d’informations sur le site de Générations Futures.

Les analyses ont été effectuées par l’IRES, membre d’Entreprendre Vert.

 

Portrait de Cyril Colin, co-fondateur et CEO d’Elum Energy

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Cyril Colin, Co-fondateur et CEO Elum-Energy

Titulaire d’un master en génie énergétique et finance de l’Ecole Polytechnique et d’un master en ingénierie civile de l’Université de Berkeley en Californie, Cyril a fondé avec son associé Karim également Polytechnicien, Elum en janvier 2016. En tant que CEO, il est en charge de la finance, des ressources humaines ainsi que de la partie commerciale. Auparavant, Cyril était bras droit du CEO chez CalConnection startup de transport/logistique à San Francisco, aux Etats Unis, pour laquelle il a participé à la réalisation du business plan et de la stratégie commerciale par une segmentation des profils clients. Puis en tant que consultant en stratégie chez Schlumberger Business Consulting, il a traité des problématiques de réorganisation/réorientation stratégiques de grands groupes énergétiques européens et du Moyen Orient, au regard de la baisse des coûts des sources de production renouvelables.

 

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De gauche à droite: Frédéric Benhaim, Président d’Entreprendre Vert ; Cyril Colin, CEO Elum Energy ; Marie-Laetitia Gourdin, VP Entreprendre Vert et Coordinatrice locale Ecopreneurs pour le Climat ; François-Michel Lambert, Député et Président-Fondateur de l’Institut de l’Economie Circulaire ; Andrée Buchmann, Présidente de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) et Directrice-conseil d’Entreprendre Vert

Cyril est devenu membre du réseau business Entreprendre Vert suite à sa participation à la 2e rencontre des Ecopreneurs pour le Climat (Eco4Clim16) organisée à Paris le 28 octobre 2016. A cette occasion, il a gagné le prix du Climate Champion pour Paris, et a été sélectionné parmi les gagnants des autres villes participantes, pour participer à la COP22 à Marrakech.

 

 

Peux-tu nous présenter le projet d’Elum Energy en quelques mots? 

Nous assistons aujourd’hui à un changement de paradigme dans le secteur énergétique, avec le passage d’une production d’énergie centralisée à une production décentralisée. C’est aujourd’hui devenu possible par une rapide baisse des coûts de la production d’énergie renouvelable sous forme solaire (division par 4 depuis 5 ans pour le photovoltaïque) et du stockage d’énergie sous forme de batteries (division par 5 depuis 5 ans pour le Lithium-Ion). Chaque bâtiment peut donc maintenant produire une partie de ses besoins énergétiques localement et à coût compétitif afin d’éviter l’augmentation de sa facture d’électricité et permettre de réduire les coûts liés à l’énergie. Elum Energy, a développé un logiciel permettant de rendre une batterie “intelligente” pilotée depuis le Cloud et installée derrière le compteur de clients industriels ou commerciaux. Elum utilise cette capacité́ “tampon” pour désynchroniser achat et consommation d’électricité et optimiser la facture, sans toucher à la consommation de ses clients.

 

Quelles sont les réalisations d’Elum Energy à ce jour? 

La technologie développée par Elum a obtenu une première validation technologique des laboratoires de Berkeley (eCal) et Polytechnique (CMAP, LMD). Elle fait maintenant l’objet d’un dépôt de brevet et d’un test avec un partenaire industriel en Belgique. Deux contrats sont en cours de signature avec deux acteurs majeurs de l’énergie en France pour des projets en Afrique.

 

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A gauche: Jesus Iglesias Saugar, Coordinateur international Ecopreneurs pour le Climat ; à droite: Cyril Colin

Elum a gagné le prix global des Climate Champion Awards organisé par Ecopreneurs pour le Climat, duquel Entreprendre Vert est partenaire. Racontes-nous ton expérience à la COP22? 

Des rencontres très enrichissantes, des panels comme la UN Foundation pour de la visibilité globale. Des leads commerciaux qui sont passés par notre stand. En bref un événement incontournable !

 

Pour en savoir plus: http://elum-energy.com et @eLum_energy

Interview réalisée par Marie-Laetitia Gourdin

 

Visite de chantier : Innovalys !

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Voici des photos de la visite de Andrée Buchmann au chantier de Riedisheim avec Valérie Bindler, Directrice de Innovalys.

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Sur le terrain, les entrepreneurs s’engagent pour le tram

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Nos amis de Unternehmens Grün s’engagent !

(suite…)

Agenda

22 mars 2017. 19h30. Paris, Atelier Fil Rouge, 4 rue St Nicolas M° Ledru Rollin. Réunion du réseau Entreprendre Vert Paris.

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